ABSYLONE
revendique le droit à l’identité régionale. Chargé
d’assurer le recrutement, la formation et l’intégration des
nouveaux commerciaux de Groupama, ce cabinet conseil en ressources
humaines et management innove.
« Nous cherchons avant tout l’œil qui pétille » commente
François Enius, cofondateur d’ABSyLONE qui recrute à Reims,
pour le groupe Nord-Est de l’assureur, sept salariés pour des
emplois en CDD. Particularité de sa méthode mettre le pied à
l’étrier à des gens qui ont des qualités de persuasion et de
communication bien trempées, sortant du clivage habituel expérience-formation. |
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« Nous
privilégions les gens atypiques, au profil extrêmement divers.
Car l’entreprise n’est pas une holding d’individus. Ce qui
est essentiel c’est l’écoute et la capacité de compréhension
» souligne François Enius. A ses yeux, le rôle d’un cabinet
conseil est d’accompagner le client et de lui proposer une
prestation en rapport avec sa culture d’entreprise. : «Pour
Groupama Nord-Est l’important est de privilégier l’esprit
mutualiste. »
Au terme des épreuves de sélection, les candidats retenus bénéficieront
de sept mois de formation gérés par ABSyLONE et validés par un
examen interne. «90% des candidats sont ensuite embauchés en CDI.
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Seuls ceux
qui n’adhèrent pas à
la culture d’entreprise ne poursuivent pas l’expérience. »Depuis
mai 2001, Groupama a déjà recruté ainsi 50 commerciaux dans le
Nord-Est de la France. ABSyLONE, de son côté, n’a pas attendu
longtemps pour bénéficier de retours positifs. Dès les six
premiers mois, la reconnaissance de ses méthodes lui a valu un
chiffre d’affaires de plus de 2 millions de francs (0,3 million
d’euros). Le cabinet compte aujourd’hui douze consultants
intervenant dans toutes les régions de France et s’attachant à
faire passer le même message.
Il a mis par ailleurs en place le séminaire «Euroquoi» dispensé
aux entreprises avant
le passage à l’euro. Une formation |
qui permet
à ABSyLONE de se développer en Belgique et en Espagne.
Plus qu’un cabinet conseil, ABSyLONE se veut une entreprise
citoyenne puisqu’elle fera don de la formation « Euro-quoi »
à un organisme caritatif à la fin de l’année. Objectif:
en faire profiter des populations défavorisées qui n ont pas accès
à l’information et doivent se créer leur propre référentiel
par rapport à ce changement capital.
« Parce
que le fait de ne pas savoir convertir pour les achats de la vie
courante peut être vécu comme une véritable exclusion »souligne
François Enius.
Jean Batîlliet |